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Nouvelles taxes 2025 : tout ce qu’il faut savoir

Les chiffres ne mentent pas : l’année 2025 va secouer l’équilibre fragile des propriétaires immobiliers. La base cadastrale grimpe plus vite que l’inflation, résultat direct du dernier vote au Parlement. Certaines exonérations partielles, qui adoucissaient la note dans une poignée de départements, se voient balayées par une harmonisation nationale. Seuls quelques dispositifs transitoires subsistent, réservés aux logements anciens affichant un DPE C ou mieux,autant dire que la plupart des biens locatifs passent à côté. Autre nouveauté de taille : la mensualisation devient la règle obligatoire pour tout avis fiscal dépassant 2 000 euros. Pour beaucoup, il faudra donc revoir ses habitudes de paiement.

Ce qui change dans la fiscalité en 2025 : panorama des principales mesures

La loi de finances 2025 redistribue les règles du jeu fiscal. Plusieurs nouveautés ciblent d’abord les ménages à revenus élevés. La toute nouvelle contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR) s’applique dès 250 000 euros de revenu fiscal de référence pour une part. Cette charge supplémentaire, conçue pour être progressive, vise à réaffirmer le principe d’équité, selon Bercy.

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En parallèle, la taxe sur les transactions financières s’étend à de nouveaux produits. Ne sont plus concernées seulement les actions françaises, mais aussi plusieurs produits dérivés. Gestionnaires d’actifs et investisseurs institutionnels voient dans cette extension une fiscalité de marché qui prend de l’ampleur.

Le calendrier de déclaration des revenus ne bouge pas, mais l’avis d’imposition deviendra plus détaillé : il précisera l’origine des revenus et la part soumise à un taux particulier. Les taux d’imposition restent stables, à l’exception de la tranche supérieure, directement touchée par la nouvelle contribution.

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Voici un aperçu des principales évolutions fiscales à connaître pour 2025 :

  • Extension du crédit d’impôt pour la rénovation énergétique, sous condition de ressources.
  • Suppression progressive de certaines réductions d’impôt liées aux investissements défiscalisants dans l’immobilier ancien.
  • Accentuation des contrôles sur la déclaration de revenus, avec un focus sur la sous-déclaration dans le champ numérique.

Les sociétés ne sont pas laissées de côté : la TVA sur des services numériques grimpe d’un point, illustrant la volonté du gouvernement d’augmenter les recettes. Fiscalistes et experts-comptables attendent désormais la publication des décrets pour voir, concrètement, comment ces mesures s’appliqueront au quotidien.

Taxe foncière 2025 : quels impacts pour les propriétaires et locataires ?

La taxe foncière poursuit sa route ascendante. Après un bond de 9 % en 2023, la hausse des bases cadastrales ne fait plus aucun doute dans la quasi-totalité des grandes villes. Face à la réduction des dotations nationales, les collectivités cherchent à préserver leur budget, ce qui se traduit, pour beaucoup de propriétaires, par des avis de taxe foncière qui s’alourdissent parfois de plusieurs centaines d’euros selon la commune.

Pour les propriétaires bailleurs, la double peine guette : la fiscalité augmente tandis que la répercussion sur les charges locatives demeure strictement encadrée. Les locataires, eux, bénéficient de la suppression de la taxe d’habitation sur leur résidence principale. Mais attention, certains territoires la maintiennent pour les résidences secondaires ou les logements inoccupés.

Aucune refonte profonde n’est prévue dans la loi de finances pour la taxe foncière, mais la révision des valeurs locatives cadastrales se profile. Les premiers essais menés dans des communes pilotes montrent une redistribution des montants parfois spectaculaire, notamment pour les logements rénovés ou bien placés.

Voici un point précis sur les principaux profils concernés :

  • Propriétaires occupants : augmentation moyenne située entre 3 % et 7 % en fonction de la localisation.
  • Bailleurs : pression fiscale accrue, et difficultés à en faire supporter la charge via les loyers.
  • Locataires : situation stable, sauf pour les logements meublés ou secondaires où la taxe d’habitation persiste.

Dès la fin de l’été, les avis de taxe foncière seront accessibles. Selon les choix locaux et la nature de votre bien, les écarts risquent d’être marqués.

Bureau avec ordinateur et notes pour la declaration fiscale

Questions clés sur les nouvelles taxes : ce que vous devez anticiper

Les nouvelles taxes 2025 redessinent l’équilibre pour les ménages, entreprises et investisseurs. L’État ajuste ses prélèvements pour faire face à une situation budgétaire serrée et une croissance qui patine.

Premier point à surveiller : la taxe sur les transactions financières franchit un nouveau seuil. À présent, chaque achat d’actions de grandes entreprises à Paris sera taxé à 0,5 %, contre 0,3 % auparavant. Selon Bercy, cette augmentation devrait rapporter près de 800 millions d’euros. Les investisseurs institutionnels devront repenser leurs stratégies, tandis que la compétitivité de la place parisienne fait débat.

Autre sujet : la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (CDHR) reste en vigueur. Pour les foyers affichant un revenu fiscal de référence supérieur à 250 000 euros, une taxation additionnelle pouvant atteindre 4 % s’applique. Cette mesure instaurée en 2012 ne disparaîtra pas en 2025. Les ménages les plus aisés demeurent donc dans le viseur.

Enfin, la loi de finances muscle les contrôles sur les crédits et réductions d’impôt. Les déclarations de dépenses ouvrant droit à avantage fiscal seront scrutées de près, avec des outils renforcés pour authentifier les justificatifs.

Voici les points de vigilance à retenir :

  • Augmentation du taux de la taxe sur les transactions financières
  • Pérennisation de la contribution sur les hauts revenus
  • Contrôle accru sur les crédits et réductions d’impôt

Dans ce contexte, chacun devra ajuster ses choix patrimoniaux et budgétaires. 2025 ne sera pas l’année de la routine fiscale, mais celle où chaque détail comptera.